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d'Uccle
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Le budget ucclois 2010 est voté : analyse et commentaires

Un budget en équilibre

 

Le budget 2010  présente en recettes un montant de  115.345.239 € tandis que les dépenses s’élèvent à 113.354.992 € il en résulte un boni de 1.990.247 €, lors du budget présenté en 2009, il affichait un déficit de 1.013.946. Les réserves remontent et passent à 6.496.350 €, elles étaient en 2009 de 5.541.654 €.

 

Les recettes

 

Relevons les postes les plus importants de nos recettes. Le précompte immobilier représente 36,78 % de nos recettes et constitue le plus important poste du budget. La prévision pour les additionnels à l’Impôt sur les Personnes Physiques (IPP),  représente 17,95 %. Les revenus en provenance de l’autorité supérieure sont de 27,33 %.

 

Dotation de la Région

 

On constate que, si Uccle représente près de 8% de la population bruxelloise et obtenait environ 4,5 % de la Dotation générale aux communes (DGC) au début des années 90, sa part de la DGC n’a fait que diminuer pour atteindre aujourd’hui environ 2,5 %, soit une différence de près de 5 % par rapport à sa part réelle au sein de la population régionale.

 

Uccle est privée d’environ 50 % des montants disponibles de la Dotation générale aux communes. En outre notre commune est exclue d’aides telles que les contrats de quartier ou l’EDRLR (Espace de Développement Renforcé du Logement et de la Rénovation)…

 

L’objectivité convient d’indiquer qu’en matière d’infrastructures sportives par contre, Uccle a ces deux dernières années bénéficié d’aides importantes de l’autorité supérieure, sur base de dossiers parfaitement réalisés et présentés par le service des travaux en collaboration avec le service des sports et la COCOF (Uccle Sport football, Wellington,…)

 

Dexia

 

Nul n’est besoin d’épiloguer sur la crise financière, limitée fort heureusement par les actions entreprises par le Gouvernement fédéral. Notons que notre dividende Dexia qui représentait 1.537.000 € au compte 2008, n’affiche plus que 464.352 €, lié à notre participation dans la recapitalisation du Holding.

 

Les dépenses

 

Les frais de personnel sont en légère diminution (- 0,5%) et représentent aujourd’hui, hors personnel enseignant subventionné, 41,75 % des dépenses.

 

Les dépenses de fonctionnement restent stables. L’explication se situe dans les efforts considérables réalisés par les services communaux dans leur travail quotidien et la politique de vigilance menée par le Collège.

Il va sans dire que le Collège continuera à appliquer rigoureusement cette politique de maîtrise des dépenses afin de contenir au maximum l’augmentation annuelle des frais de fonctionnement.

Les actions d’économies d’échelle se poursuivront et un suivi est mené pour voir si nous pouvons en lancer de nouvelles.

Les dépenses dites de transferts représentent 26,98 % des dépenses. On y retrouve les deux principales dotations qui augmentent de 2%, au CPAS d’une part (13 508 332 €) et à la zone de police d’autre part (13 057 847 €).

 

 Le programme d'investissement

 

Le montant des investissements s’élève pour 2010 à 22.974.233.

 

Rappelons que le programme d’investissement est destiné à assurer la viabilité et la rénovation de nos infrastructures, indispensables au maintien de la qualité de vie reconnue de notre commune.

 

Un choix difficile mais responsable

 

L’augmentation du Précompte immobilier (+7,5%) représente un effort pour la population, c’est cette même population qui en bénéficiera. Il convient ici de rappeler à certaines approches simplistes, que les recettes engrangées par « la commune » sont destinées à assurer la pérennité des services au profit de la population.

 

Notre démarche, parce qu’elle est la plus raisonnable, parce qu’elle s’inscrit dans une politique de vision et de préparation de l’avenir, est la bonne, elle ne résulte pas d’une attitude de facilité.

 

Revenir à l’équilibre et reconstituer nos réserves

 

Les mesures prises assurent un retour à l’équilibre, retour à l’équilibre qui est tout autant le fruit d’une gestion rigoureuse de nos dépenses que de l’augmentation de nos recettes. Ces mêmes mesures vont aussi nous permettre de reconstituer nos réserves et freiner notre endettement.

 

Depuis longtemps, nous réalisions nos budgets en constatant la dégradation irréversible de nos réserves. Des changements politiques au niveau régional, auraient pu nous permettre d’espérer une répartition plus juste de la dotation générale aux communes et ainsi nous éviter une augmentation importante d’un de nos additionnels. Rester dans ‘l’espérance’ ne serait pas une attitude responsable. Uccle doit aujourd’hui trouver les solutions en elle-même et assumer ses choix, notamment de services offerts aux habitants d’Uccle et d’ailleurs.

 

La posture du « il n’y a qu’à réduire les dépenses » relève de l’aveuglement ou de la méconnaissance dans la mesure où toutes nos dépenses sont déjà compressées.

 

Se lamenter, se limiter à déplorer l’insuffisance d’aides régionales, ne peut constituer une politique. S’il est plus que regrettable de constater que les communes les mieux gérées se voient les moins récompensées nous ne pouvons ignorer la situation financière alarmante dans laquelle se trouve la région dont nous faisons partie.

Dans ces conditions, attendre que « quelque chose se passe », en constatant l’anéantissement de nos réserves et l’augmentation de notre dette, serait irresponsable.

Une attitude moins courageuse et beaucoup plus populaire qui consisterait à reporter « à plus tard » les conséquences de la disparition des réserves nous amènerait inévitablement dans une situation financière dramatique qui aurait notamment pour conséquence la suppression de nombreux services et porterait atteinte à la qualité de vie souhaitée pour notre commune.

 

Si nos réserves s’élèvent aujourd’hui à 7.465.708 €, elles approchaient en 1998 les 27.000.000 € (suite essentiellement à un refinancement du Fédéral) nous évoquons là une période où le cadre de police n’était pas complet, la dotation au CPAS inférieure de plus de 15%, les obligations environnementales nettement moindres, la professionnalisation du personnel communal moins exigeante, les revendications citoyennes beaucoup moins fortes, les recettes et dividendes toujours au rendez-vous et en croissance…

Ne rien faire serait inacceptable, vouloir maintenir linéairement une fiscalité de communes qui ne nous ressemblent pas, ni sociologiquement, ni dans nos dépenses, ni dans nos recettes, serait incohérent et intenable.  

Uccle reste dans les communes les moins taxées de Bruxelles

N’en déplaise aux « analystes de salon »,  d''''une part le Précompte Immobilier conserve un taux inférieur à la moyenne régionale et  si l’on analyse l’ensemble des recettes et des dépenses, Uccle demeure bien parmi les communes à la fiscalité la plus basse (la 5e), comme le Collège s’y était engagé. Prenons pour exemples l’Impôt sur les Personnes Physiques (IPP) (inchangé depuis plus de 20 ans) qui reste parmi les taux les plus bas de la région (6%), la taxe sur les bureaux qui demeure également une des plus faibles. Les différentes autres taxes (dont certaines n’existent tout simplement pas sur notre territoire) sont souvent inférieures à la moyenne régionale.

 

Une gestion pro-active de nos recettes

 

Uccle s’est souvent enorgueillie de figurer parmi les communes à faible fiscalité, mais ne regardait pas toujours suffisamment que les communes à fiscalité proche, pratiquent elles, une politique de recettes et de taxes indirectes bien plus élevées, tout en ne possédant pas autant de services ni de dépenses sociales qu’Uccle.

Une des solutions apportées consiste aussi, tout en réduisant nos dépenses, lorsque c’est possible, à mener une politique pro-active et équilibrée en matière de recettes (notamment à l’égard des non ucclois qui utilisent nos services) mieux  vaut une fiscalité raisonnable ET adaptée.

 

Soutenir nos ASBL

 

 Ce budget indique aussi une importante prise en compte des besoins financiers de nos ASBL, reflet de la politique souhaitée par la majorité et une large partie du Conseil communal. Cette prise en compte se doit d’être au cas par cas. Certaines ASBL voient ainsi leur dotation fortement augmentée, d’autres légèrement diminuée ou maintenue telle quelle.

 

Rappelons que nos ASBL servent une population qui va très logiquement bien au delà des limites de notre commune.

 

Réduire notre endettement

 

 Pour la première fois depuis 2003, notre budget nous permet de réinvestir dans notre Fonds de réserve extraordinaire (400 000 €), ce qui signifie que nous recourrons moins à l’emprunt pour les investissements et ainsi réduirons progressivement notre endettement. Cette ambition s’inscrit sur le long terme puisqu’il est projeté dans un Plan de gestion de doubler ce montant en 2011 et 2012.

 

Toujours dans le cadre d’une gestion rigoureuse, le Collège a une nouvelle fois analysé la possibilité de ventes de certains de nos biens. Le produit de ces ventes sera destiné à la diminution de notre dette. Il ne s’agit pas ici de vendre ce que l’on qualifie parfois de « bijoux de famille », mais bien d’une saine gestion, visant à ne pas conserver ce dont l’utilité ne justifie plus le coût, tout en permettant l’entretien et la rénovation de nos nombreuses infrastructures essentielles (+ de 100), en limitant l’endettement.

 

Conserver le patrimoine laissé par nos prédécesseurs, faire évoluer notre commune dans tous les secteurs, répondre aux besoins de la population et refuser la facilité, impose des choix et du courage politique. C’est dans cet ordre que s’inscrit ce budget.

 

Je suis à la disposition de toute personne souhaitant des explications plus détaillées, chiffres à l''appui, et une information plus approfondie de nos finances.

 

Bien cordialement.

 

Votre dévoué.

 

Boris Dilliès

Echevin des Finances

 

Uccle, c’est notamment…
 
  • 77 203 habitants
  • 174 km de voirie
  • + de 100 bâtiments communaux
  • Une piscine (390 000 visiteurs/an)
  • Un Centre Culturel
  • 10 ASBL
  • Le 5e CPAS de la RBC
  • 11 écoles communales
  • 10 centres sportifs
  • 4 centres récréatifs pour seniors
  • 4 parcs publics et 5 espaces verts publics
  • 12 000 arbres en voirie
  • Un Parascolaire (+ de 5 600 enfants)
  • 2 cimetières
  • Le Val d’Uccle
  • Une Maison des Arts (Le Doyenné)
  • Une académie de musique
  • Une académie d’arts plastiques
  • Une école de Promotion sociale
  • Un PMS
  • Une Maison des Jeunes
  • Des manifestations sportives, culturelles, festives,…
…. (vous en voulez encore)…?
 
 
 

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